Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

juidolle, junpei et poupée milkie

Errance japonaise

le 27/09/2008 à 23h09
Jui errait dans les rues d’Osaka, comme une âme en peine. Il paraissait si mélancolique, si troublé. On n’aurait pu dire si il était triste, heureux, ou quoique ce soit d’autre. En réalité, il se sentait…abandonné. Mais il ne savait pas par qui. C’est stupide, n’est-ce pas ? Comme si quelqu’un qu’il n’avait jamais pu connaître pouvait lui manquer et faire naître en lui un tel sentiment d’abandon. Même en essayant d’être drôle, vous le voyez bien, il n’y a rien à faire. C’était comme si l’ange à la voix d’or avait perdu ses rêves, et perdu ses ailes. C’est un sentiment tellement étrange… Tout en s’asseyant sur un banc, quelque part, pas loin du centre ville, ombre solitaire qui se découpe à travers les lumières des néons, il songeait. Il ne regrettait pas sa  vie de maintenant, oh non il ne la regrettait pas ; mais c’était comme si quelque chose en lui n’avait plus la même saveur. Jusqu’à ce jour… Il voulait retrouver ce qu’il avait perdu. Et alors sa voix reprendrait enfin sa véritable profondeur. Et son existence se forgerait un but de plus, le même qu’il y a quelques années, mais en plus fort, inébranlable cette fois. Il remercia intérieurement la déesse Zetsu de l’avoir soutenu dans son errance, sans vraiment savoir si elle était véritablement terminée ou non. Mais il allait tout faire pour ça. Il se releva, leva la tête vers le ciel étoilé, en se disant qu’à d’autres endroit dans le monde il fait jour. Il passa devant une vitrine, s’examina. Et il voit à ce moment-là, derrière lui, une drôle de fille. Pas très grande, jeune, les cheveux rouges, qui le regarde dans les yeux, en face de lui. Mais c’est comme si elle pouvait le voir mais lui non. Elle avait comme un voile de distance devant les yeux. Elle le regardait, essayait désespérément de lui dire quelque chose apparemment. Il n’entendait rien. Il vit les larmes monter dans les yeux de cette jeune fille. Elle baissa la tête et s’effaça. Et là, à ce moment, il pensa : « Juste une fan, sans doute » et passa son chemin.

J'ai trop d'images dans la tête

le 11/09/2008 à 23h14
J'ai trop d'images dans tête
J'y comprends plus rien
Je voudrais arrêter enfin
Mais tout insiste et tout s'entête

Ces drôles de rêves incessants
Je sais que tout cela n'existe pas en vrai
Mais je voudrais, oh je voudrais
Je voudrais qu'il en soit autrement

Pourquoi? Pourquoi moi? Pourquoi autant?
Vous tournez, vous tournez dans ma tête
Tout le temps mon coeur est en tempête
Pourquoi me donnez-vous ce tourment?

J'ai cru vous apercevoir un jour, au loin
Enfant innocente, un bouée dans la main
Est-je rêvé? Oui, c'est impossible, je sais,
Combien de fois me l'a-t'on répété?

J'ai trop d'images qui tournent dans la tête
Et je ne sais pourquoi je m'entête
C'est comme si j'avais l'impression au fond de moi
Que quelque part vous êtes là...

Nuit blanche de fantastique
Délire surréaliste nocturne
Debout dans la nuit brune
Métamorphose énigmatique

Laissez-moi essayer...

le 11/09/2008 à 22h25
C’est comme si on m’étouffait avec l’oreiller
Sans cesse je vois les images défiler

 

C’est comme si on me ligotait dans mes draps
Pour me forcer à regarder tout ça

 

C’est comme si je mourrais avalée par mon matelas
Sans issue possible je cauchemarde là

 

C’est comme si je me noyais dans ma couette
Dans ces horribles images sans queue ni tête

 

Et vous…

 

Vous voulez encore que je prenne
Ce maudit médicament avec une verveine
« Ca te calmera, ça t’aidera » que vous me faites
Mais ça n’a agit qu’en apparence en fait

 

Je ne veux pas en prendre
J’estime être assez grande
Pour m’en sortir toute seule,
Pour sortir de mon linceul

 

De noirceur…

 

Laissez-moi faire je vous en prie
Je ne veux pas prendre de ces médicaments
Tout se résumerait en
Magnésium, calcium, prozac et compagnie

 

Non, s’il vous plait…

 

Laissez-moi essayer…
J’ai l’impression d’être perdue
Perdue dans les méandres de ce monde incongru
Errant parmi les ombres, parmi les esprits
J’ai quelque chose que l’on m’a pris

 

« Construite en dualité, claire et foncée »
Ont dit psychiatres et psychologues
Je serai donc condamnée à héberger
Les déprimes de mon sombre homologue

 

Homologue tapie dans l’obscurité
Attendant de sortir, de frapper
J’attends qu’elle vienne, cette autre moi
Et la frapper à mon tour qu’elle ne revienne pas.

 

Pourquoi c’est si difficile ?
Pourquoi c’est si compliqué ?
Pourquoi c’est elle qui se faufile
Quand nous sommes séparés ?

 

Tu as toujours su la dompter
Me rendre souriante, me calmer
Maintenant je me sens de plus en plus étrange
J’ai un trouble dans le cœur qui me dérange.

 

J’ai l’impression d’être la fille tombée du ciel
La preuve de ton amour autour du cou
Lâchée dans un monde de fous
Terrorisée, d’une frayeur éternelle

 

Je ne comprends cet attachement
Je ne comprends pas ce qui se passe
Ce sont d’irréversibles et éternelles traces
Je suis perdue à présent

 

Ce lien si fort qui nous lie
Je l’aime et je l’adore même si
Je le redoute un peu
Je le cultive aussi de mon mieux

 

Je suis perdue dans ce que j’ai créé
Je ne veux pas te perdre, mais je ne veux rien laisser
C’est si difficile, je n’y comprends plus rien
Je voudrai pleurer sans fin

 

Pleurer parce que tu n’es pas là, sans fin
Parce que tu es loin
Pleurer parce que j’ai peur parfois pour rien
Terrorisée, mais je ne sais pourquoi


De ne pas être près de toi.


Je n’y comprends plus rien
Est-ce que ça a quelque chose d’humain ?
Je ne sais pas ce qui m’arrive, ce qui se passe
Je suis perdue dans le temps et l’espace…

 


Je suis la fille flottant dans le ciel, maintenue par un cristal volant, je tombe je tombe je tombe, je suis noire maintenant, je serai grise plus tard, mais toi seul peut me faire tomber blanche comme la neige d’hiver.

En fait t’en as juste rien à foutre, si je comprends bien… T’en as rien à foutre ou c’est autre chose ?


Ptet que tu ne veux même pas admettre que l’année prochaine je pars…je pars juste faire mes études, comme la plupart des gens de mon âge… Et je n’habiterais plus à la maison, du moins en semaine, et encore. Tu sais qu’au fur et à mesure je vivrais ma vie. Et j’ai l’impression que même si tu le sais tu ne veux pas l’admettre.


Alors oui, oui je m’installe dans mon appartement, avec mon petit ami. Oui, je vais vivre ma vie, seule, en apprenant ce que je dois apprendre de cette nouvelle vie. Tu le veux, tu es contente pour moi, mais…tu me retiens. Tu veux me retenir le plus longtemps possible. Pourquoi ? Je ne m’enfuirais pas, tu le sais, j’ai trop besoin de la relation qu’on a toutes les deux, de la force de tout ce qu’on a vécu. Mais tu ne peux pas t’empêcher de penser que je ne veux plus de vous. Que je ne veux plus de toi.


Tu m’as pourtant dit de vivre ma vie. D’arrêter de m’en faire, d’arrêter de tout faire en fonction de ce que tu pourrais penser, de ce que tu pourrais ressentir. Je ne veux pas te perdre. Je veux juste que tout redevienne comme avant.


Avant que tu ne reprennes cet horrible et harassant travail. Avant la dépression de Papa il y a 8 mois… Je voulais tout simplement que tout redevienne comme avant.


Mais pendant qu’on fait toutes les démarches pour s’installer, toi tu ne fais rien, tu ne nous aides pas. Oui, je sais tu travailles, etc etc… Pas par désintérêt, juste parce qu’il faudra que tu te fasses admettre à toi-même que l’année prochaine sera différente de toutes celles qu’on aura vécues.


J’en ai assez, pourquoi vous dites pas le problème en face, avec ma grand-mère ? J’en ai marre de m’entendre dire que je ne fais jamais rien comme il faut, que je ne suis jamais assez bien pour elle, que je ne suis pas comme elle voulait, pas comme elle me voulait. J’en suis au point de ne pas avoir envie de rentrer à la maison, pour m’éviter à chaque fois des crises.


Ces foutues crises de larmes que je ne peux pas contrôler parce que j’ai perdu la force de me battre.  Alors j’attends que ça passe…et puis je pleure dans les bras de Rémy, parce que c’est le seul refuge que je puisse avoir dans ce genre de cas. Alors voilà…


En écrivant j’ai une boule dans la gorge et une irrésistible envie de pleurer…Mais je veux te dire une chose importante :


Je t’aime très fort Maman